
Porte d’entrée de la Bretagne, au carrefour de trois
régions, le pays de Fougères rassemble 58 communes et 5 communautés de
communes.
Territoire agricole et industriel à la fois, il relève
aujourd’hui le défi de sa reconversion économique après avoir enrayé son déclin
démographique.
Déployé sur 1 020 km², le pays de Fougères est d’une taille inférieure à la moyenne des pays bretons. Situé au nord-est de l’Ille-et-Vilaine, limitrophe de la Manche et de la Mayenne, c’est aussi une région rurale, de faible densité démographique.
Principal pôle de vie et d’emploi, Fougères concentre le quart des 81 999 habitants[1] du pays, composé pour l’essentiel de petites communes (< 4 000 habitants).
Jusqu’aux années 2000, la population du pays de Fougères a
décru significativement alors que les pays voisins enregistraient un essor
démographique important.
La situation s’est stabilisée depuis peu (+ 0,9% entre 1999
et 2006[2])
grâce à l’attractivité de la métropole rennaise et l’ouverture de l’autoroute
des Estuaires.
Spécialisée dans la production laitière, l’élevage de porcs
et de volaille, l’agriculture occupe encore une place prépondérante dans
l’activité économique locale.
Au rang des premiers bassins laitiers de France (20,7 %
de la production d’Ille-et-Vilaine[3]),
le pays de Fougères compte 8,8% de ses emplois dans le secteur primaire -
contre 5,6 % en Bretagne[4].
Sa vocation industrielle est tout aussi affirmée. Même en
perte de vitesse, le secteur secondaire emploie toujours le tiers des actifs du
pays.
A contrario les services représentent une part beaucoup plus
faible qu’ailleurs ( 58,2% contre 70,9 % en Bretagne[5]).
Longtemps, la tradition ouvrière du pays de Fougères s’est incarnée dans l’industrie du cuir, du textile et du verre. En déclin, ces industries ont entamé leur reconversion. Avec le désenclavement de la région par l’A 84, de nouvelles entreprises se sont implantées dans les zones d’activité, favorisant la diversification du tissu industriel au profit de l’agroalimentaire, du bois, de la mécanique ou de l’électronique.
Aujourd’hui, les grands établissements du pays de Fougères
sont Sagem [électronique,
Fougères], Carl Zeiss Vision [optique,
Fougères] et Abera [abattoirs, Saint-Brice-en-Coglès].
Dans le secteur public, le 11e RAMA [défense,
Saint-Aubin-du-Cormier] et le Centre hospitalier de Fougères
figurent parmi les principaux employeurs de la région.
En 2012, l’ouverture de Bioagropolis, dédié à
l’environnement et à la santé animale, marquera l’ancrage du pays dans le
domaine de la recherche et des technologies de pointe.
Terre de bocage, de bois et de pâturages, le pays de
Fougères est demeuré longtemps à l’écart des circuits touristiques, faute de
réseau ferroviaire.
Juliette Drouet et Jean Guéhenno en tête, des gens de lettre
ne s’y étaient pourtant pas trompés, séduits par le charme bucolique de la
vallée du Couesnon.
Dorénavant, le pays de Fougères souhaite ouvrir plus
largement son patrimoine naturel et architectural à la visite. Deux sites très
fréquentés, le château de Fougères et le parc floral du Châtellier, témoignent
de cette ambition.
