
De Brocéliande, on connaît d’abord la mythique forêt. Le récit arthurien en a fait le théâtre des aventures des chevaliers de la table ronde et de Merlin l’enchanteur. Poumon vert du bassin rennais, le Pays de Brocéliande abrite l’un des plus grands massifs forestiers de Bretagne. Mais il est aussi l’un des plus petits pays bretons.
Etendu sur 929 km², le pays de Brocéliande compte 43 communes et 5 communautés de communes. Trois pôles urbains de taille modeste structurent le paysage : Montfort-sur-Meu, Montauban-de-Bretagne et Saint-Méen-le-Grand. Le reste du pays demeure largement dominé par les espaces agricoles et les zones naturelles.
Traversé par deux axes routiers majeurs, le Pays de Brocéliande bénéficie d’une excellente desserte en transports. Inscrit dans l’aire d’influence immédiate de l’agglomération rennaise, sa situation de proximité en fait un pays périurbain en termes d’emploi et de services. Un actif sur deux travaille en dehors du territoire.
Estimée à 68 829 habitants[1], la population du pays de Brocéliande a fortement progressé ces dernières années (+16,2 % depuis 1999), avec l’arrivée de jeunes actifs. Brocéliande est l’un des pays qui comptent la plus forte proportion de moins de 20 ans. De nombreux logements ont été construits récemment (+4,6 % depuis 2007[2]). Le parc de résidences principales a augmenté plus rapidement que le parc de logements sociaux.
L’économie du pays de Brocéliande est d’abord tournée vers
le secteur agroalimentaire, en particulier les industries de la viande (la Cooperl à Montfort-sur-Meu)
et du fromage (Entremont à Montauban-de-Bretagne).
L’agriculture occupe une place plus importante qu’ailleurs dans l’activité
économique locale, en particulier les productions laitières et céréalières.
Les activités tertiaires et les services publics sont peu
présents dans le pays.
Les ouvriers, les employés et les professions intermédiaires
sont bien représentés dans la structure de la population active. Dans cette
zone d’emploi, la part des salaires dans le revenu global est la plus
importante de Bretagne. A contrario, les bénéficiaires de minima sociaux sont
moins nombreux.
Pays de rivières et de bocage, Brocéliande bénéficie d’une attractivité croissante pour le tourisme de proximité. Diversifié et préservé, son patrimoine naturel se prête volontiers aux circuits de randonnée, à pied ou en vélo. Le domaine de Careil, le vallon de la Chambre au loup à Iffendic, la forêt de Paimpont et les mégalithes de Lampouy à Médréac ont la préférence des marcheurs.
Référence pour les loisirs de pleine nature, le domaine de Trémelin à Iffendic est l’un des sites touristiques les plus fréquentés du département.
Côté culture, la vitalité de la culture gallèse, de ses chants et des contes, se lit dans le succès populaire du festival de Monterfil, la Gallésie en fête, lancé en 1976.
[1] INSEE - 2006.
[2] CCI – 2009.