Efficacité, proximité, transversalité et équilibre territorial
La répartition des équipements et services sur l'ensemble du territoire d'Ille-et-Vilaine doit concourir à renforcer la qualité des services publics départementaux, qu’il s’agisse de collèges, d’équipements culturels, d’établissements d’accueil pour personnes âgées ou handicapées, d’offre de soins ou de loisirs, de commerces et de services, du réseau routier, des transports interurbains etc.
En se basant sur la nouvelle armature territoriale, 7 agences départementales sont implantées sur le pôle régional et sur les 6 pôles d’équilibre, favorisant la proximité avec les acteurs locaux et la transversalité des services. Elles ont ouvert leurs portes en janvier 2010.
Une déconcentration des services plus adaptée à l’exigence de transversalité
Les services départementaux étaient auparavant dans des logiques verticales de métiers et de filières.
Cette organisation ne facilitait pas les logiques transversales d’objectifs, de projets et de résultats.
Si l’objectif à atteindre est la cohérence territoriale, il paraissait impossible de parler d’action sociale sans se soucier d’accès à la culture ou de s’intéresser au logement, à l’emploi sans veiller à la garde des enfants.
Pour donner aux politiques départementales une cohérence et apporter des réponses adaptées, il fallai des échanges et une implantation sur le terrain, dans les territoires et au sein de structures organisées à taille humaine.
Proximité, transversalité mais la définition des axes stratégiques demeure à Rennes : il s’agit bien d’une déconcentration et non d’une décentralisation.
Le directeur de chaque agence départementale est chargé de l’encadrement de la totalité des services présents sur son territoire, quelle que soit la politique publique concernée : solidarité, routes et infrastructures, environnement, culture, économie...
Il est lui-même garant d’une transversalité entre les services, facilitée par la dimension «à taille humaine» de son agence.
Par ailleurs, chaque service de l’agence entretient un lien fonctionnel avec les directions centrales du siège rennais pour la mise en œuvre des politiques publiques qui le concernent.
Un accroissement des compétences départementales qui s’accompagne d’une plus forte implantation locale
Dans le cadre de la loi du 13 août 2004, le Département s’est vu transférer de nouvelles compétences, un certain nombre d’agents comme le personnel des Techniciens et Ouvriers de Services des collèges (TOS) et une partie des agents de la Direction Départementale de l’Equipement.
Les effectifs du Conseil général sont passés de 2700 agents fin 2005 à plus de 3800 fin 2008. Difficile de continuer à gérer cette administration sous sa forme actuelle, de façon centralisée et pyramidale. La création d’échelons hiérarchiques supplémentaires aurait été incompatible avec une transversalité indispensable à la réactivité et à l’efficacité des services. En dehors même du projet politique d’équilibre territorial, le Département aurait donc dû repenser l’organisation de ses services. De plus, ces nouveaux agents départementaux sont déjà répartis sur l’ensemble du territoire départemental. Orienté vers des missions opérationnelles, le travail des techniciens des routes et des TOS aurait perdu de son efficacité si ces derniers avaient dû s’en remettre quotidiennement à une administration centrale éloignée de leurs préoccupations et de celles des usagers.
Avec l’action sociale (Centres départementaux d’action sociale), les antennes de la Médiathèque départementale, les animateurs des Points 35 multimédia, le service des Espaces Naturels Sensibles à La Gouesnière, l’Institut en santé agro-environnement (ex LDA 35) de Combourg et le travail des éducateurs sportifs départementaux, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine a déjà expérimenté la déconcentration d’une partie de ses services et pu en mesurer les avantages.