Oviculture
Haut de page

Les agneaux du Verger, l’élevage en direct

Karine Geffray, élève des agneaux à Sainte-Anne-sur-Vilaine. @Bertrand Béchard
Karine Geffray, élève des agneaux à Sainte-Anne-sur-Vilaine. @Bertrand Béchard

D’abord employée au Super U de Pipriac, Karine Geffray s’est tournée vers l’oviculture.

Née dans une famille d’éleveurs, Karine Geffray n’avait jamais envisagé, ado, de reprendre le flambeau. « En donnant un coup de main à mon père, bloqué par une hernie discale, je me suis dit : tiens… et pourquoi pas ? J’avais envie que mes enfants goûtent la même vie que moi petite, au grand air avec les animaux. » La jeune femme s’installe avec son compagnon dans la maison de ses grands-parents. Après plusieurs semaines de stage en élevage et comptabilité, elle obtient une dérogation de capacité agricole pour s’associer avec son père en Gaec. La ferme ovine est déjà passée en bio. « C’est plus rassurant de se lancer dans ces conditions. » 

Un labo à la ferme

Avec l’aide financière du Département, Karine convertit l’ancienne salle de traite en laboratoire pour découper, transformer et emballer sur place la viande d’agneau. Aujourd’hui, l’éleveuse de 24 ans est aussi bouchère. Et même vendeuse quand elle tient sa permanence au magasin de producteurs Douz’Arômes,
à Betton. Des boucheries, de petites épiceries et les paniers en ligne www.legoutdici.com complètent le réseau de vente directe. À Sainte-Anne-sur-Vilaine, les agneaux du Verger gambadent sur 100 hectares de prairies. Nourri à l’herbe, avec un peu de céréales maison l’hiver, le troupeau compte 600 brebis. Environ 500 agneaux seront abattus cette année. Pour l’essentiel de la Charmoise, une race ovine bien conformée pour la boucherie et très rustique. « Je me forme aux médecines alternatives avec le réseau Agrobio. Tout comme je progresse en boucherie en regardant faire mes collègues à Douz’Arômes. » L’isolement n’est pas une fatalité.